(French) Book Review: La Baguette et La Fourchette

Has it really been a month since I first intended to write this post?! According to the WordPress log, that’d indeed be the case. :oops:

LaBaguetteEtLaFourchetteIn terms of better understanding the Chinese food culture, Shark’s Fin and Sichuan Pepper is in my opinion one of the better book out there. Sadly, the book has yet to get translated in French, quite surprising for a country devoting so much to the culinary arts, albeit, surely more in interested in its own.

So, I was quite happy when I found out about La Baguette et La Fourchette (2012, only available in French), written by a Chinese, Yu Zhou, who has spent some time in France for his graduate studies, and went on to compile culinary anecdotes reflecting differences between his native country and France.The book doesn’t have the depth of Shark’s Fin and Sichuan Pepper, but is nonetheless entertaining, and helps shed a little more light on the world of Chinese cuisine.

The author wrote a chapter about tofu, which I found particularly enlightening, maybe to the point of converting tofu haters, or making tofu lovers enjoy tofu even more, like me! Yu Zhou explains how the blandness of the tofu is intentional, and is a way to reset your palate in order to better enjoy other flavors, just like the empty space in some Chinese paintings which allows for the main components to stand out, or let your imagination run wild.

Chinese food is intriguing to the novices, and can even be misunderstood by those familiar with it. Last year, in Paris, at the Eiffel Tower, a famous chef from Beijing, Da Dong, hosted a few lunches showcasing Chinese culinary arts, refined dishes unlike the usual Chinese restaurant fare. I was amused to read the experience of that lunch, by invitation it seems, from two of my favorite bloggers. First is David Lebovitz, with his usual wittiness, tries his best at describing, in appearance and taste, the Chinese dishes presented to him, but actually sounds more excited about the wine pairing. The Sauternes at the end of the meal certainly got more of his attention than the “mysterious” mignardises. William Chan Tat Chuen is the other (French) blogger, of Chinese origin and having written a few French books about Chinese food culture, he offers a different account of the lunch. He points out how the amuse-bouche is stamped with the chef’s Chinese seal, that the geoduck course is actually a signature dish at Da Dong’s restaurant in Beijing, and also explains the symbolism carried by each of the mignardises at the end of the meal. A real cultural culinary gap reflects both of their experiences.

I doubt the book will ever get translated in English, but in any case, I hope you keep being curious about those “mysterious” Chinese dishes and learn to enjoy them :).

En attendant la version française de Shark’s Fin and Sichuan Pepper, si traduction il y aura, contentons-nous de La Baguette et La Fourchette (2012) par Yu Zhou, un chinois qui a atterri en France pour y poursuivre ses études, et qui au fur et à mesure du temps, développa une certaine affinité pour la gastronomie française. Malgré un passage par la case prison, pour une embrouille avec sa carte de séjour, son intérêt pour la France n’a pour autant pas été refroidie. Il profitera d’ailleurs de cette occasion pour découvrir les différentes cultures culinaires de ses compagnons pénitentiers, eux aussi étrangers.

Les récits ne sont certes pas aussi épiques que ceux de Fuchsia Dunlop, mais Yu Zhou nous fait un beau petit cadeau en nous aidant à mieux comprendre certaines subtilités de l’art culinaire chinois, à travers les habitudes françaises. Par exemple, il évoque l’épisode où un de ses amis voyageant en Chine tenta de faire comprendre à des villageois qu’il cherchait à manger. Il mima le geste d’une personne qui se nourrit avec les mains, puis de l’utilisation d’un couteau et une fourchette, mais les villageois ne le comprirent pas, car pour eux, le seul moyen de manger est d’utiliser des baguettes.

Le livre est bourré de petites anecdotes, mais il y a un passage sur le tofu qui m’a particulièrement marqué. L’auteur défend cet ingrédient mal-aimé, ou plutôt incompris? Car la fadeur qu’on lui reproche est intentionnée, elle réajuste nos papilles à zéro pour permettre aux autres saveurs de brillés à chaque bouché. Cette fadeur, Yu Zhou la compare aussi avec le vide, ces espaces blancs, présent dans les peintures chinoises, et qui permet aux protagonistes de la toile d’être naturellement mis en valeur. En lisant ce passage, je me demande si l’auteur a réussi à convertir quelques lecteurs à ce fameux tofu, je l’espère bien!

L’année dernière, un célèbre chef de Beijing, Da Dong, a eu l’honneur de régaler de chanceux invités avec des mets typiquement chinois. N’étant pas de la partie, je me suis contentée des récits de deux de mes blogueurs favoris, et leur compte-rendus est plutôt intérressant, car il expose clairement un décalage culturel culinaire, et l’influence que cela joue dans l’appréciation du repas. Commençons avec David Lebovitz, un américain devenu Parisien, qui tient un blog écrit avec un humour bien à lui, et que j’apprécie beaucoup. Sa description du repas se porte beaucoup sur l’apparence des plats et ses impressions face à des ingrédients peu communs, et surtout sur les vins qui accompagnent chaque plats. À la fin du déjeuner, il semble d’ailleurs plus préoccupé à récupérer les restants de Sauternes de ses voisins, que par les petites mignardises qui garderont un côté mystérieux pour lui. D’un autre côté, il y a  William Chan Tat Chuen, un blogueur français d’origine chinoise. Il décrit chaque plat avec justesse en évoquant les ingrédients utilisés, ce qu’ils symbolisent dans la culture chinoise, et les différentes techniques de préparation employés. Dommage pour Mr. Lebovitz, qu’il n’ait pas eu Mr Chuen comme compagnon de table, enfin, surtout pour les mignardises impériales clôturant le repas, qui elles, ont du se sentir bien délaissées et incomprises.

Pour découvrir l’auteur et ce qui l’a inspiré à écrire La Baguette et la Fourchette, voici une petite interview que je vous ai dégotté.

PS: attention, il y un livre intitulé Coups de Baguettes sur la Fourchette! (2004), aussi écrit par un chinois, de Shanghaï, LIN Hua 林樺. Bien que le sous-titre indique “Ou les Européens vus par un Chinois”, je n’ai pu m’empêcher d’imaginer que le contenu serait encore à propos de nourriture, mais pas du tout. Décidémment, ma gourmandise me perdra! Dans cet ouvrage, l’auteur passe un à un chaque pays européen en y décrivant chacune de leurs caractéristiques dans leur manières d’être et d’agir. Bien qu’écrit en Français, on ressent bien la pensée Chinoise à travers la composition des phrases et du contenu, parfois un brin trop généraliste. Bref, un ouvrage qui reste malgré tout intéressant à lire, mais à ne pas prendre trop au sérieux, surtout pour les lecteurs Européens.

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