Revue Littéraire: La Cuisine Taiwanaise de Su-Chiung

Today, I am reviewing a series of Taiwanese cookbooks written in French, with no English version available, so the rest of this article will be in French, désolé, and literally, pardon my French ;).

Cuisine Taiwanaise de Su-Chiung - Photos du suchiung
Tome 1 de La Cuisine Taiwanaise de Su-Chiung (photos de Su-Chiung)

Molière, me revoilà! C’est fou toute la littérature Taïwanaise traduite en français qui peut bien exister, il n’y a qu’à suivre Lettres de Taïwan pour s’en rendre compte. C’est d’ailleurs ainsi que j’ai découvert la série en 3 petits tomes de La Cuisine Taïwanaise de Su-Chiung. L’auteure, originaire de Kaohsiung, a travaillé dans le monde de la restauration avant de déménager en France pour officier à l’ambassade, oups, je  veux dire au “bureau de représentation de Taipei en France”. Par la suite, elle a retrouvé les fourneaux en tant que chef indépendante. Le choix d’ouvrages en français sur la cuisine Taïwanaise étant plutôt mince, voir inexistant, je suis donc allée voir cela de plus près.

Une spéci
Ang Gu Gui qui veut dire Tortue Rouge en Taïwanais.

Dès réceptions des livres, je les montre à une amie Taïwanaise férue de cuisine,  je lui décris la mini-biographie de Su-Chiung, et après avoir feuilleté quelques pages, elle me fait remarquer que cela doit faire un bail que l’auteure n’est pas revenue à Taïwan 😄 . Puis, en tombant sur la page de recette de la Tortue Rouge (ci-dessus), elle glisse un sourire, et si vous avez deviné la raison, félicitations, votre connaissance de la culture Taïwanaise est au-delà de la moyenne 😀 . En fait, ce dessert s’écrit généralement ainsi 紅龜粿 ou 紅龜糕, mais se prononce dans le dialecte Taïwanais, et non en Chinois Mandarin. L’auteure a donc choisi des caractères chinois homophones, 尢沽貴, à la prononciation Taïwanaise, ce qui peut paraître déroutant pour certains Taïwanais. Mais bon, trêve de plaisanteries, et voyons ce qu’il en est vraiment.

Petit aperçu des recettes proposés.
Petit aperçu des recettes proposées.

Chaque tome comporte une quinzaine de recettes, et pour le moins qu’on puisse dire, on saute dans le vif du sujet avec le tome 1 qui comporte pas mal de classiques comme la soupe au bœuf ou pour les plus téméraires des lecteurs, les xiaolongbao (raviolis vapeurs). Face à la liste de certains ingrédients qui ne font pas partie d’un garde-manger français typique, on se sent parfois un peu perdu, mais le tir est rectifié dans le tome 2 avec justement une section dédiée à ces mystérieuses denrées venues de loin. Dans le tome 3, les recettes sont disponibles en français mais aussi en chinois. Apprendre à cuisiner Taïwanais tout en étudiant un peu de Chinois, pourquoi pas?

Pour revenir sur le commentaire taquin de mon amie taïwanaise, je pense qu’il vient du fait que la cuisine Taïwanaise de Su-Chiung a parfois été adaptée aux produits disponibles en France, mais pas forcément à Taïwan, tel que le canard, les champignons de Paris ou les cornichons. Si ces derniers sont malgré tout bien disponible à Taiwan, j’ai rarement vu des taïwanais cuisiner avec ces ingrédients chez eux, et puis il faut tout de même creuser pour les trouver, et je creuse d’ailleurs encore pour mettre la main sur un magret de canard. Ces livres de recettes s’adressent avant tout pour aux français résidant en France.

Mais bon, c’est ça aussi la cuisine Taïwanaise, savoir faire avec les ingrédients à disposition, réinterpréter, améliorer, perfectionner, jusqu’à obtenir un résultat délicieusement satisfaisant, à l’instar des xialongbao, originaires de la région de Shanghaï, qui ont débarqués à Taïwan lorsque le KMT s’est replié sur l’île de Formose, et qui depuis, se sont fait une renommé internationale grâce à Ding Tai Fung 鼎泰豐, une success-story made in Taïwan. En fin de compte, contrairement à la cuisine française qui reste très codifiée, la cuisine taïwanaise, c’est peut-être plus un état d’esprit, laissant plus d’espace à l’imagination et l’improvisation de chaque cuisinier ou cuisinière.

Pour d’autres sources de recettes taïwanaises, je conseille Taiwan Duck avec ses vidéos en anglais, ou bien le marmiton taïwanais, icook, où l’on peut trouver toutes sortes de recettes, certaines illustrées étape par étape, et avoir une idée de se qui se mijote dans les cuisines des foyers taïwanais 🙂 .

 

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s